Mercredi 7 avril, alors que se déroulaient, à la Sorbonne, les Etats Généraux de la Sécurité à l’Ecole, mon collègue Jean-Pierre DUPONT, député de la Corrèze, m’a associé à une question d’actualité sur la violence scolaire. Dans l’hémicycle, il a interrogé, en notre nom, Luc CHATEL, ministre de l’éducation nationale, sur les pistes à l’étude.
La violence scolaire est symptomatique d’une époque qui assiste, impavide, à la perte de l’autorité parentale dans un contexte de crise de notre système éducatif.
Or, cette montée de la violence en milieu scolaire, j’en prends quotidiennement la mesure dans ma circonscription, dans certains établissements scolaires du fait d’éléments perturbateurs et de trafics illicites.
Nous en prenons tous la mesure alors même qu’elle se banalise. Elle se banalise quels que soient les établissements de France et les milieux sociaux. Du harcèlement entre élèves à la violence contre les enseignants eux-mêmes, de l’introduction de stupéfiants à celle d’armes blanches, voici la chronique ordinaire de la violence scolaire.
Face à cette détérioration lente du climat, je suis pourtant persuadée qu’il n’y a pas de fatalité. L’école, plus que jamais, doit rester le lieu privilégié de l’apprentissage des savoirs et du savoir – être comme du vivre-ensemble.

A l’issue des Etats Généraux de la Sécurité à l’Ecole, Luc CHATEL a retenu deux priorités : la sécurisation et la formation.
Dès la rentrée 2010, les enseignants disposeront d’une formation spécifique à la gestion des conflits et à la prévention de la violence lors de leur année de stage, tandis qu’un plan de formation continue est à l’étude. Nous ne pouvons laissé les professeurs désarmés dans l’exercice de leur noble métier et face à des jeunes dont les comportements ont évolué ces dernières décennies.
Dans les académies les plus exposées à la violence, des moyens supplémentaires seront néanmoins mobilisés : les équipes mobiles de sécurité, appelées en cas d’incidents et composées de contractuels de l’éducation (500 emplois à ce jour), verront leur nombre doubler.
Plus globalement, le ministre a prôné le renforcement du plan de sécurisation des établissements scolaires engagé à la rentrée 2009 (diagnostics de la sécurité pour implanter ou non la vidéoprotection, des clôtures et portiques, etc.)
Il a confirmé la réforme des procédures de sanctions pour les élèves et la refonte du dispositif statistique de mesure des violences destinée à appréhender plus justement le phénomène.
En somme, le gouvernement – et je m’en félicite – est décidé à agir vite sur ce sujet, avec des réponses concrètes, afin d’endiguer une phénomène qui risque à jamais de marquer une génération de citoyens.

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