Nos sociétés sont confrontées, depuis quelques années, au développement de pratiques radicales, qui ont en commun la dissimulation du visage dans l’espace public.
Si ces pratiques sont encore marginales, elles n’en demeurent pas moins en développement et symboliquement très fortes. Et la France n’est pas épargnée par ce phénomène qui touche l’ensemble des pays européens comme en témoigne la décision d’interdiction en Belgique : nos concitoyens observent avec consternation cette évolution dont ces femmes portant un voile intégral, appelé burqa ou niqab, sont l’exemple le plus visible.
Le législateur doit agir pour empêcher le développement de ces pratiques radicales, tel le port du voile intégral, en ayant un message de fermeté à l’égard de ceux qui testent la République mais aussi de tolérance et d’ouverture vers celles et ceux qui veulent pratiquer un Islam intégré, un Islam de France, comme l’iman de la Mosquée de Drancy qui s’est déclaré courageusement contre cet enfermement vestimentaire non prescris par le Coran lui-même.
Dans cette perspective, Jean-François COPE, en sa qualité de président du Groupe UMP de l’Assemblée nationale, et Nicole Ameline, ancien Ministre à la Parité et à l’égalité professionnelle, député du Calvados, ont élaboré une proposition de résolution qui réaffirme notre attachement au respect des valeurs, et notamment de la dignité et de l’égalité entre les hommes et les femmes face au développement de pratiques radicales qui y portent atteinte.
J’ai décidé de cosigner cette proposition qui sera soumise au vote des parlementaires mardi 11 mai à l’Assemblée nationale.
J’ai l’intime conviction qu’il s’agit là d’une impérieuse nécessité, au nom des droits de la femme et de la dignité humaine. Ce que nous voile la burqa, c’est la dignité de la Femme.
Joëlle Ceccaldi-Raynaud
Député des Hauts-de-Seine
Membre de la délégation aux droits des femmes

