Archive pour la catégorie ‘Discours et Tribunes’

J’ai pris connaissance de l’article publié dans l’édition du « Canard Enchaîné » de ce jour.

Sur la forme, je ne peux que m’indigner d’une violation aussi manifeste du secret de l’instruction et j’ai chargé mon avocat d’y donner les suites judiciaires qui s’imposent, l’origine de cette divulgation laissant peu de doute.

Sur le fond, j’entends rappeler que le Juge d’instruction, saisi du dossier depuis plusieurs années, a souhaité m’entendre sur des accusations portées par mon père à mon encontre depuis sa mise en examen.

Convoquée le 1er août en qualité de témoin assisté, j’ai été longuement entendue par le Juge d’instruction qui a estimé qu’aucun fait ne pouvait m’être reproché.

C’est la raison pour laquelle je n’ai pas été mise en examen, et que le Juge d’instruction a notifié à l’ensemble des parties la fin de l’instruction.

J’ai demandé à mon conseil de déposer une plainte en dénonciation calomnieuse.

Sur le fond et pour conclure, les faits évoqués dans l’article  ont été largement expliqués au Juge d’instruction qui n’a pas remis en cause leur caractère purement privé et non délictuel.

Dans cette affaire qui m’est étrangère, je ne puis que regretter le déballage médiatique d’une relation familiale traumatisante pour mes enfants et moi-même, qui me conduit à réfléchir sérieusement à la mise en place d’une mesure judiciaire de protection.

A l’initiative de Camille BEDIN, secrétaire nationale de l’UMP en charge de l’égalité des chances, j’ai cosigné une tribune publiée par LeMonde.fr, L’école : une priorité pour 2012 !

L’UMP consacre le premier Rendez-vous pour la France sur le projet 2012 à l’éducation. Il aura lieu le 3 novembre prochain et, à l’occasion de ce rendez-vous, nous appelons à ce que l’école soit au cœur du débat politique de 2012.

Cette question est prioritaire. Le ministre de l’éducation nationale l’a dit : l’école est en train de faire sa « révolution silencieuse » pour permettre la réussite de tous les élèves. Les réformes entreprises s’attaquent pas-à-pas à des enjeux essentiels : l’acquisition des fondamentaux, l’accompagnement individualisé des élèves, la lutte contre l’échec scolaire et le décrochage, la valorisation des voies professionnelles et technologiques, l’expérimentation de l’autonomie des établissements.

L’école change bel et bien. L’ampleur des objectifs à atteindre se mesure à l’aune de ces quelques chiffres : quatre écoliers sur dix ne maîtrisent pas les bases en CM2 ; un collégien sur cinq a de graves lacunes en 3e ; neuf redoublants sur dix au CP n’atteignent pas le bac.

Relever le défi d’une école qui soit de nouveau le pilier de l’égalité républicaine ne peut donc se résumer à des clichés ni à des querelles idéologiques stériles, comme la question des moyens. La Cour des comptes l’a écrit : il est faux de dire que l’école souffre d’un manque de moyens. Cette vieille antienne permet seulement à la gauche d’entretenir son électorat sur le dos de la jeunesse, mais il n’est pas digne d’une réflexion qui nous permette de conduire le changement pour l’école de demain.

Le débat doit permettre aux citoyens de s’emparer de ces interrogations : comment faire en sorte que notre école s’adapte toujours mieux aux besoins de chacun de ses élèves, d’où qu’il vienne ? Comment impliquer, dans cette évolution, l’ensemble de la communauté éducative – élèves, enseignants, parents et aussi collectivités territoriales ? Finalement, comment redonner collectivement du sens à l’école ? A nous, parents, citoyens, parlementaires, de répondre à ces questions. A nous de prendre les devants du changement. Pour cela, nous proposons quatre pistes de réflexion pour dessiner les grands traits de l’école de demain, parce que « tout commence par l’éducation « .

Nous imaginons une école dans laquelle, de 3 à 16 ans, le parcours des élèves sera individualisé. Décloisonner la maternelle, le primaire et le collège, et individualiser les parcours scolaires sur l’ensemble de cette période permettraient aux équipes pédagogiques de s’adapter à chaque rythme. L’accompagnement individualisé prévu par les récentes réformes va dans ce sens. Au-delà, cette personnalisation redonnerait un objectif clair à la scolarité obligatoire : l’acquisition par chacun des élèves, pendant leur scolarité obligatoire, du socle fondamental commun. Elle irait de pair avec l’amélioration de l’accès à l’information et à l’orientation pour chacun d’entre eux.

Nous imaginons des établissements autonomes, ancrés dans leur territoire. Les expérimentations conduites par le ministre Luc Chatel le montrent : les solutions viennent du terrain. Soutenus par les collectivités locales, les responsables d’établissements doivent agir et innover en tenant compte des spécificités régionales. Ils doivent ainsi imaginer des établissements modernes, « numériques », ou encore au contact des entreprises et des associations, en prise avec les acteurs locaux.

Nous imaginons des enseignants ayant une plus grande liberté pédagogique pour assurer la meilleure acquisition des savoirs incontournables. L’institution scolaire doit faire confiance aux équipes pédagogiques, dans une logique de résultat et en leur donnant la marge de manœuvre nécessaire pour y parvenir, en s’adaptant à leurs classes. Ce cadre doit leur permettre d’être plus libres de leurs méthodes et mieux reconnus dans leur savoir-faire. Leur but est d’assurer à chacun des élèves une réussite complète dans les savoirs fondamentaux : lire, écrire, s’exprimer et compter.

Nous imaginons une école ouverte aux parents, des parents mieux informés et plus responsables dans la réussite de chacun de leurs enfants. Sans cesse accablée de tous les maux ou investie de tous les espoirs, l’école ne peut pas tout faire à elle seule ; elle ne peut réussir sans le concours des familles. Nous devons mieux informer les parents et mieux les impliquer, afin qu’ils puissent davantage faire respecter leur autorité et celle de l’institution scolaire.

Ces pistes de réflexion sur les élèves, les établissements, les enseignants et les parents, nous semblent à même de nourrir le débat mené par l’UMP. En nous emparant de ces questions, nous imaginons l’école de nos enfants, porteuse de réussite pour chacun et de valeurs pour la Nation : la liberté, la responsabilité, les repères de l’autorité, l’égalité des chances. Et nous nous donnons les moyens pour bâtir cette école de la réussite, au nom de nos enfants et au nom de la République.

Le 25 mai dernier, à l’initiative de la section putéolienne de l’UMP, était diffusé au Palais de la Culture le film « Le grand Charles » de Bernard Stora.

A l’invitation de Marie-Anne de Lespinay, Gérard Brazon, du Conseil économique, social et environnemental de Puteaux, et moi-même nous sommes exprimés sur la lettre et l’esprit du 18 Juin.

« En cette année 2010, où nous allons commémorer à la fois les 70 ans de l’appel du 18 juin, les 40 ans de la mort du Général le 9 novembre, et enfin le 22 novembre les 120 ans de sa naissance, ce téléfilm de Bernard STORA que nous allons voir va nous montrer du Général une vision originale, où réalité et fiction se complètent sans jamais se faire d’ombre. Des images d’archives ont été ainsi intégrées au film : plutôt que de faire jouer les grands moments historiques du général de Gaulle, au risque de tomber dans la caricature, autant les emprunter tels quels à l’Histoire. Cette démarche de contournement est à l’image du film que nous allons voir, qui montre un autre de Gaulle et passe avec succès l’épreuve de la reconstitution historique.

Raconter la vie de l’homme qui a dit non à la défaite, qui a créé une nouvelle République et qui a dédié sa vie à la grandeur de son pays est un pari osé. Le Général de Gaulle a laissé une emprunte indélébile dans les manuels d’Histoire autant que dans l’esprit des Français. Dans l’agitation de la IVème République agonisante, ce film va faire surgir un général droit dans ses bottes, confiant dans ses certitudes, et au dessus de la mêlée.
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Tranquille, déterminé, « avec des airs de roi en exil », tel était l’homme public. Mais pour mieux se détacher de cette image d’Epinal, vous constaterez que l’acteur Bernard Farcy qui incarne le Général a ajouté à sa composition un zeste d’humour, une légèreté inattendue. C’est cette petite trouvaille qui donne au film son originalité car elle laisse entrevoir un abîme d’humanité derrière la rigidité du chef d’Etat.

En privé en effet, de Gaulle était un homme plein de finesse et de tendresse, envers ceux qu’il aimait : son épouse Yvonne et ses enfants, particulièrement Anne sa fille trisomique, pour qui il s’est tant battu. Parmi tous les films et documentaires qui ont été réalisés sur le Général, nous avons donc choisi avec Marie-Anne ce téléfilm parce qu’à travers de nombreuses scènes touchantes, il révèle la singularité de ce personnage hors du commun. »
Joëlle Ceccaldi-Raynaud

Député des Hauts-de-Seine

Lundi 7 juin dernier, au cinéma Le Chézy à Neuilly-sur-Seine, je répondais à l’invitation de Jean Sarkozy en assistant à la réunion publique qu’il organisait, en tant que délégué de circonscription, sur la réforme des retraites. En présence notamment d’Eric Woerth, ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique, et de Patrick Devedjian, ministre de la relance et président du Conseil général des Hauts-de-Seine, j’ai abordé, du point du vue du législateur, la réforme des retraites.

Et je dois dire que ce rendez-vous m’a permis d’aborder un point auquel je suis particulièrement attachée : la retraite des femmes d’exploitants agricoles. En sensibilisant le ministre à cette question, l’avant-projet de loi portant réforme du système de retraite exauce ce que j’ai appelé de mes vœux : l’extension de la retraite complémentaire au conjoint de l’exploitant agricole.

« Il y a quelques semaines, nous avons célébré  le 3e anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy. Ce sont trois années intenses d’actions et de réformes qui ont été engagées. Depuis juin 2007, plus de 270 lois ont été votées et promulguées !

La prochaine grande échéance que nous devons préparer est maintenant la réforme du système des retraites.

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La pérennisation de notre système de retraite est un défi majeur qui se pose dès aujourd’hui pour garantir les pensions des générations actuelles et futures.

Ce n’est pas le principe de notre système de retraite par répartition qu’il faut remettre en cause ; les Français ont bien compris que telle n’était pas notre intention.

Nous souhaitons au contraire préserver ce système. Car c’est ce système qui a permis en quelques décennies une augmentation considérable du niveau de vie des retraités, ainsi qu’une forte redistribution au profit de ceux qui connaissent des interruptions de carrière, notamment au titre de la maternité et du chômage.

En revanche, et afin justement d’assurer la pérennité de notre système, nous avons le devoir de l’ajuster.

En effet, notre système est encore basé sur des équilibres qui datent des lendemains de la seconde guerre mondiale. Or, nous sommes passés d’une France des « Trente Glorieuses » portée par une forte croissance économique et démographique, à une France où l’on vit de plus en plus longtemps dans un environnement mondial plus instable économiquement.

Il en résulte à la fois : une forte dégradation financière des régimes (avec un déficit s’élevant à 32 milliards d’€ en 2010 et des prévisions à 45 milliards d’€ en 2020) ; et des perspectives démographiques qui imposent des mesures fortes et courageuses. Ainsi, on compte aujourd’hui 1,7 cotisant pour un retraité, dans 10 ans, ce sera 1,5 cotisant et dans 20 ans, ce sera 1,3 cotisant.

Ces constats s’imposent à nous, législateur comme opinion publique, à la majorité présidentielle comme à l’opposition qui malheureusement ne cesse de vouloir ménager les uns et les autres, d’avancer puis de reculer.

Comme il n’est pas question de jouer sur le montant des pensions, dont certaines sont déjà très modestes, tous les autres paramètres devront être abordés pour équilibrer les comptes, mais aussi permettre de travailler mieux tout au long de la vie.

Qu’il s’agisse de l’âge légal de départ à la retraite, de la durée de cotisation, de la pénibilité, de l’emploi des seniors, de la convergence public-privé, du financement, ce débat doit se faire sans tabou.

Dans ce contexte, Monsieur le Ministre, il me tient particulièrement à cœur d’attirer votre attention sur 2 interrogations relatives aux droits et acquis des femmes :

Premièrement. Au nom de l’égalité homme-femme, quel dispositif permettrait de confirmer la prise en compte de leur maternité dans le calcul de leurs annuités ? Car il faut avoir à l’esprit que revenir sur cet acquis consisterait à pénaliser leur rôle de mère et de revenir sur le modèle français en matière de natalité !

Deuxièmement. Il y aura-t-il une extension du régime de retraite complémentaire obligatoire aux conjoints et aides familiaux de l’agriculture.

Une telle extension constituait un acquis pour les retraites des épouses d’exploitants – le plus souvent « veuves agricoles » – qui auraient ainsi pu bénéficier d’une retraite complémentaire obligatoire.

Mes amis,

Réformer les retraites, c’est quelque part refonder notre pacte social qui tient depuis la Libération et le mettre à l’aune des évolutions sociales lourdes que la France a traversé ces 60 dernières années.

Le projet de loi doit être transmis au Conseil des Ministres au mois de juillet, pour un examen parlementaire à compter du mois de septembre

Mais nous comptons aussi sur vous pour faire un travail de pédagogie, pour communiquer, expliquer sur le terrain le bien-fondé de notre politique et démontrer les résultats obtenus.

Les échéances électorales vont arriver bien vite, et nous n’entendons pas laisser les socialistes, qui ont toujours refusé d’assumer leur responsabilités sur ce sujet, caricaturer le travail de fond que nous accomplissons pour la France.

Préserver notre système de retraite, assurer sa pérennité est notre devoir.

La situation est connue depuis 20 ans. Nous sommes les seuls a avoir tenté de trouver une solution avec la loi Fillon en 2003. C’était une première réponse ; Ce qu’il faut préparer maintenant ce n’est pas notre avenir, mais celui de nos enfants et petits-enfants. C’est cela le plus important et c’est ce qui nous rassemble ce soir. »

Joëlle Ceccaldi-Raynaud

Député des Hauts-de-Seine

Membre de la Délégation au droit des femmes

Mardi 13 avril 2010, j’ai eu l’honneur de recevoir Madame Simone Veil, Ancien ministre, Membre de l’Académie française, dans les Salons d’Honneur de l’Hôtel de Ville de Puteaux, dans le cadre des cérémonies du souvenir et de la déportation en avril. A cette occasion, Simone VEIL a été faite Citoyenne d’Honneur de la ville de Puteaux en présence des enfants de l’école Marius Jacotot, qui ont interprété la chanson Nuit et brouillard de Jean Ferrat et le poème Liberté dont l’Académicienne est l’auteur. Je vous propose ici l’intégralité de mon discours :

« C’est un grand honneur, Mme le Ministre, de vous recevoir à Puteaux. Vous êtes une femme d’exception : vous l’avez montré dans tous les moments et toutes les épreuves que vous avez traversés. Une femme d’exception qui aura indéniablement marqué d’une empreinte indélébile l’histoire de la France et de l’Europe du XXe siècle, avant que le XXIe ne vous consacre parmi les Immortels.
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Il me sera difficile d’égaler le talent de Jean d’Ormesson, dont les mots vous ont merveilleusement accueilli sous la Coupole de l’Académie Française le 18 mars dernier. A défaut de parler avec art, je parlerai avec vérité.
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Vous êtes la cadette d’une famille de quatre enfants, dont seulement trois ont survécu à la Seconde Guerre Mondiale et à l’horreur des camps. Votre père était architecte, votre mère femme au foyer, avec ce même don de soi qui vous caractérise puisque après la crise des années 30, elle s’est également occupée d’enfants dont les parents souffraient de difficultés financières.
En 1940, votre famille, installée à Nice, a subi la ségrégation progressive des lois anti-juives. Le danger devint manifeste à partir de septembre 1943, date de la prise de contrôle de cette zone par l’occupant allemand, en remplacement des Italiens.
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Lors d’un contrôle effectué dans la rue par deux SS, vous êtes arrêtée le 30 mars 1944. Vous étiez âgée d’à peine 16 ans. La veille, vous aviez tout juste passé les épreuves du Baccalauréat, qui avaient été avancées de 3 mois, de crainte d’un débarquement allié dans le Sud de la France.
Dans les heures qui suivent, le reste de votre famille, hébergée malgré les risques encourus par plusieurs couples de relations et d’amis niçois, était également arrêté.
Vous avez transité par le camp de Drancy, tandis que votre père et votre frère Jean étaient déportés en Lituanie : vous ne les avez jamais revus. Le 13 avril 1944, avec votre mère et l’un de vos sœurs, vous quittez Drancy : destination Auschwitz. C’est à votre arrivée que votre vie a été sauvée par une voix inconnue. Un prisonnier parlant français vous a conseillé de vous déclarer âgée de plus de 18 ans : vous avez ainsi évité la chambre à gaz. Votre matricule 78651 qui vous est tatoué sur le bras – témoin indélébile de votre compagnonnage avec la mort et l’horreur- vous avez tenu à le faire graver sur votre nouvelle épée d’académicienne.
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Transférée au camp de Bergen-Belsen, vous avez été affectée à la cuisine, grâce à l’intervention d’une chef de camp du nom de Stenia. Etrange et difficile à expliquer cette bienveillance de Stenia à votre égard : elle vous a sauvé de la mort à 2 reprises, tout en étant particulièrement dure avec les autres déportés. Cela ne la sauvera pas elle-même puisqu’elle fut pendue par les Anglais à la Libération. Votre camp a été libéré le 15 avril 1945 : un mois trop tard pour votre mère, décédée le 15 mars du typhus. En revanche votre sœur Madeleine, qui était aussi atteinte, a pu être sauvée à temps. Votre seconde sœur Denise, qui s’était engagée dans la Résistance, a elle aussi survécu.
A votre retour en France, vous apprenez que ce Bac, que vous aviez passé à 16 ans, vous l’aviez obtenu. Vous vous inscrivez donc à la rentrée 45 à la Faculté de Droit et à Sciences-Po. Vous avez non seulement survécu à l’horreur, mais vous avez immédiatement reconstruit votre vie, repris le cours des choses, comme si cette terrible parenthèse devait être refermée le plus vite possible. Vous avez été confrontée à la mort de très près, vous avez perdu vos parents, votre frère, vous avez vécu d’indicibles souffrances physique et psychologiques : « le lâche craint la mort, et c’est tout ce qu’il craint » a écrit un illustre dramaturge dont vous occupez le fauteuil aujourd’hui à l’Académie. Assurément, lâche, vous ne l’avez jamais été, et cette phrase proverbiale, aussi banale que terrible en de telles circonstances, vous l’avez dignement illustrée : « la vie continue ».
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A l’amour perdu de vos parents, vous avez substitué l’amour de votre mari Antoine, que vous avez épousé à 19 ans, puis très rapidement de vos 3 enfants.
Vous faites carrière dans la magistrature et vous vous retrouvez nommée à la direction de l’administration pénitentiaire. Qui était mieux placé que vous pour juger de la dignité humaine et des conditions de détentions ? Vous avez ainsi découvert la misère des prisons en France. Vous devenez ensuite Secrétaire Général du Conseil Supérieur de la Magistrature.
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C’est au cours de cette même période que vous mûrissez votre réflexion sur la construction européenne, réflexion marquée à jamais par votre expérience des désastres d’une guerre entre pays voisins. Pierre Mendès France est resté la figure que vous admirez le plus, mais c’est avec Jacques CHABAN-DELMAS et son projet de « nouvelle société » que vous vous sentez le plus en phase au début de la campagne présidentielle de 1974. Vous intégrez le gouvernement de Jacques CHIRAC, sous la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, comme Ministre de la Santé. Dès votre entrée en politique, vous avez agi en Homme d’Etat (si je puis dire), au service d’un pays, et non d’un candidat ou d’un parti.
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Vous avez donc été le maître d’œuvre de l’adoption par le Parlement du projet de loi sur l’IVG, qui a dépénalisé l’avortement. Ce combat vous a évidemment valu des attaques terribles de la part des milieux anti-avortement, notamment des franges catholiques intégristes, ce qui était prévisible. Votre projet a été très largement voté par la gauche et a profondément divisé la droite à l’époque. « Plus l’offenseur m’est cher, plus je ressens l’injure » a écrit RACINE : de cette épreuve vous en êtes ressortie meurtrie mais victorieuse. Avec le recul aujourd’hui, l’ensemble de la classe politique est unanime pour saluer les avancées considérables que vous avez accomplies, pour la condition féminine et pour la dignité humaine.
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Votre soif de combat, d’engagements pionniers, n’est pas rassasiée pour autant. En 1979 vous conduisez la liste UDF aux premières Elections européennes au suffrage universel, que vous remportez. Vous voilà propulsée à la tête du Parlement Européen, et ce pendant 3 ans. Il fallait bien une aura telle que la vôtre, Madame, pour impulser la puissante accélération que la construction européenne a connue au début des années 80.
La haute idée que vous vous faites de votre devoir, du service de l’Etat, ou plutôt même du service de l’Homme, vous l’avez encore illustrée lorsqu’en 1993 vous avez acceptée de revenir au Gouvernement, comme Ministre des Affaires Sociales, de la Santé et de la Ville. La situation était déjà similaire à celle que nous connaissons aujourd’hui : déficit abyssal de la Sécurité Sociale, ghettoïsation des banlieues, problème des retraites… Après toutes les difficultés que vous aviez connues lors de votre premier passage, dont vous aviez déjà tiré gloire, qu’est-ce qui pouvait vous pousser à retourner dans l’arène, si ce n’est votre désintéressement et votre courage toujours ferme et serein?
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Mme le Ministre, vous avez nommée au Conseil Constitutionnel, élue à l’Académie Française, Grand Officier de la Légion d’Honneur, Présidente d’Honneur pour la Fondation de la Mémoire pour la Shoah : tous ces titres, Madame, sont la reconnaissance des valeurs pour lesquelles vous combattez.

Ces honneurs ne vous ont jamais ôté votre liberté, empêché de vous exprimer. Alors que vous apparteniez au Conseil Constitutionnel, vous êtes sortie de votre devoir de réserve pour défendre de toutes vos forces le projet de Traité Constitutionnel Européen en 2005. Lors de la dernière présidentielle, vous avez soutenu la candidature de Nicolas SARKOZY, mais vous avez continué à faire entendre votre voix singulière, vos différences sur des sujets vous tenant à cœur.

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Madame le Ministre, cette nouvelle distinction que vous allez recevoir de la Ville de Puteaux apparaît comme bien modeste comparé aux honneurs que vous avez déjà reçus. A vrai dire, l’honneur revient bien plus à moi-même de vous l’accorder qu’à vous de l’accepter. Mais à l’heure où à Puteaux nous célébrons la mémoire des victimes de la déportation tout au long du mois d’avril, où nous tenons à ce que témoignages et souvenirs réunissent toutes les générations, votre venue constitue le point d’orgue de ces cérémonies, elle revêt un sens très fort, pour l’histoire de notre ville comme pour son présent.

Comme toutes les communes de France, Puteaux n’a pas été épargné pendant la guerre. Notre vieille église a été bombardée et a perdu son clocher, comme tant d’autres. Dans 3 jours, nous honorerons le souvenir de 3 jeunes enfants scolarisés à l’école Marius JACOTOT qui furent déportés. A Puteaux comme ailleurs, certains ont collaboré, d’autres ont résisté. Je pense au conseiller municipal M. Roger AVENEL, qui a fondé notre section locale de la Croix Rouge en 1943, et l’a installée dans des locaux de l’Hôtel de Ville en sous-sol, du fait de la guerre. Ces locaux, la Croix Rouge les a occupés jusqu’au mois de décembre dernier.

Je pense encore à des Putéoliens d’aujourd’hui, que la Ville est très fière de compter parmi ses habitants. Mme Line MARMAJOU, 108 ans, Doyenne des Justes parmi les Nations, et Doyenne de la Légion d’Honneur, qui a hébergé ses voisines juives pendant la guerre. Je pense aussi à M. André STORCK, et Mmes Judith LEFEUVRE et Judith FELDSTEIN, qui furent des « enfants cachés » comme on le dit, et qui témoignent aujourd’hui de leurs souvenirs dans les écoles et collèges de notre ville.
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Vous n’aviez que 16 ans lorsque vous avez été déportée. Dans une belle interview donnée dans le magazine ELLE à la fin du mois de mars, votre petite-fille Valentine, âgée de 15 ans, exprimait son admiration à votre égard mais aussi ses interrogations : qu’aurait-elle fait, si jeune, à votre place ? Qu’aurions-nous fait tous, à un âge où on devrait être si loin de toutes ces choses, face à l’horreur ? Les adolescents d’aujourd’hui doivent plus que jamais prendre conscience que rien n’est acquis, et que d’autres avant eux se sont vus voler leur enfance, et ont dû devenir adultes avant l’heure…

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Mme le Ministre, entre la rescapée des camps, votre lutte pour le droit des femmes à disposer de leur corps, votre engagement pour une Europe de la Paix et de la Fraternité entre les peuples, ce sont tous vos combats que nous distinguons à travers vous. Vous êtes une femme de convictions mais non partisane. Ancienne déportée qui a toujours refusé toute victimisation, ardente combattante des droits des femmes sans verser dans les excès du féminisme, d’origine juive mais « juive laïque » comme vous tenez à le dire, ce sont ces subtils dosages qui forment les traits de votre personnalité. C’est peut-être cela qui vous a permis de devenir cette « figure de proue en avance sur l’histoire », comme vous l’a dit Jean d’ORMESSON.
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Nul autre que vous n’est mieux placé pour méditer le sens du mot « Immortel » qui vous est désormais attribué. C’est donc à une rescapée immortelle, que je remets à présent la Médaille Grand Or d’Honneur de la Ville de Puteaux !

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Toutes mes félicitations !

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Paul CLAUDEL, qui fut lui aussi un de vos illustres prédécesseurs au Fauteuil numéro 13 de l’Académie, avait dit ceci : « il y a des yeux qui reçoivent la lumière… Et il y a des yeux qui la donnent… »

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Merci Madame, de nous avoir tant éclairés, après avoir traversé de telles obscurités.

Je déclare Mme Simone VEIL Citoyenne d’Honneur de la Ville de Puteaux

Je vous remercie…

Joëlle Ceccaldi-Raynaud,
Député des Hauts-de-Seine,
Membre de la délégation aux droits des femmes,
Maire de Puteaux.

Le combat pour l’égalité professionnelle hommes-femmes ne s’arrête pas au vote de la proposition de loi visant à atteindre la parité dans les conseils d’administration et de surveillance des grandes entreprises privées et publiques d’ici 2015.

C’est pourquoi Marie-Jo Zimmermann (Député de la Moselle) a souhaité élargir le débat en organisant un colloque qui s’est déroulé le jeudi 28 janvier à l’Assemblée nationale, Salle Colbert.

Une première table ronde « Agir pour une gouvernance mixte» a été animée par Chantal Bourragué (Député de la Gironde), au cours de laquelle je suis intervenue comme Présidente de l’Epad et Membre de la Délégation aux Droits des Femmes aux côtés de M. Daniel Lebègue, Président de l’Institut Français des Administrateurs, de Véronique Morali, Présidente de Fimalac Développement, Fondatrice du site Terra Fémina et de l’Association Force Femmes, de Clarisse Reille, Présidente de Grandes Ecoles au Féminin, Titä Zeïtoun, Directrice Boissière Expertise Audit et fondatrice de l’association Action de Femmes.

Témoignage de Madame Joëlle CECCALDI-RAYNAUD,

Présidente de la Défense

Mes chères collègues,

Mesdames, Messieurs,

J’ai grand plaisir à participer à ce colloque sur l’égalité hommes – femmes dans le cadre de la proposition de loi déposée par Marie-Jo ZIMMERMAN visant à atteindre la parité dans les Conseils d’Administrations et de surveillance des grandes entreprises privées et publiques d’ici 2015.

Si « gouverner, c’est choisir », gouverner c’est avant tout choisir équitablement des hommes et des femmes,  selon leurs compétences et leur expérience.

Quelques chiffres :

-          17,2% de femmes sont des dirigeants de société

-          10,8% de femmes sont dans les CA des sociétés du CAC 40

-          si on prend en compte le CA dans les 500 premières entreprises françaises, ce pourcentage tombe à 8%

-          seulement 11% des maires sont des femmes, elles représentent 18% des effectifs de l’Assemblée Nationale et 22% du Sénat.

Tel est le constat. Je ne peux donc que me réjouir que la représentation nationale soit saisie sur ce sujet. Puisque les mêmes devoirs nous incombent, nous prétendons, nous femmes, avoir les mêmes avantages et les mêmes privilèges que les hommes.

Jadis, l’homme créateur du foyer, dont la femme était la gardienne, assumait les responsabilités de son œuvre et pourvoyait à ses besoins physiques et moraux.

Nous pouvons affirmer hautement qu’aujourd’hui les rôles sont tout autres.  Mettant de côté les préjugés de son sexe, la femme a pris dans la société la place qu’elle occupe et elle y joue un rôle actif. A elle aussi la lutte et par conséquent l’égalité dans la lutte.

Je suis élue locale, maire de Puteaux et député de la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine. Depuis peu je suis élue à la présidence du CA de l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (EPAD).

Jamais une femme n’avait été élue à ce poste. Au moment de mon élection, très compatissants, certains hommes m’ont demandé comment j’allais concilier ma vie professionnelle et ma vie privée.

J’ai senti lors du premier conseil d’administration, il y a deux jours seulement, que tous les yeux étaient braqués sur moi. On doutait de mes capacités. Il a fallu que très vite je fasse mes preuves. Pas le droit à l’erreur. On vous attend au tournant.

Etre une femme à la présidence de l’EPAD, c’est connaître ses dossiers sur le bout des doigts, c’est mettre les 20 000 habitants et les 150 000 salariés au cœur des projets.

Etre une femme à la présidence de l’EPAD, c’est considérer ce lieu, non pas seulement comme un lieu de tours et de bureaux, mais comme un lieu de vie, de sentiment, d’émotion et de bien-être.

Etre une femme à la présidence de l’EPAD, c’est faire en sorte que la Défense soit un mariage entre l’humanité et l’urbanité, c’est poser l’urbanisme avec l’homme au cœur du projet.

A en croire mon prédécesseur Patrick DEVEDJIAN, une femme a les mêmes qualités qu’un homme, avec en plus « le souci du détail ». Je lui suis reconnaissante pour ce propos.

TALLEYRAND disait que « là où tant d’hommes ont échoués, une femme peut réussir ».  Il faut donc nous faire confiance, exploiter nos talents. Cette équité ne devrait pas nous être imposée. Elle devrait s’imposer d’elle-même comme une évidence, mais hélas on n’a pas encore fait suffisamment évoluer les mentalités. A l’époque où nous vivons, le deuxième sexe ne doit pas jouer les seconds rôles.

Les femmes travaillent autrement, elles sont davantage sur le terrain, elles écoutent, dialoguent. Elles cherchent au plus près des gens ce qu’il faut changer, inventer ou abandonner pour améliorer leur vie.

Je ne partage pas le point de vue de Simone de Beauvoir. Pour moi, les hommes et les femmes sont différents. Et c’est parce que nous n’avons pas le même regard sur la société qu’il faut absolument plus de femmes dans les Conseils d’Administration.

Ce sera pour demain. On a tellement besoin des femmes. Ne sont-elles pas l’avenir de l’homme ?

Je vous remercie.

Les Elus se mettent à table

Les Elus se mettent à table

Sollicitée par Fabienne Labrette-Ménager, Député de la Sarthe, engagée dans un combat en faveur des victimes de l’inceste, j’ai accepté de participer et soutenir l’initiative d’un livre de recettes de femmes ministres et députés dont les bénéfices de vente sont reversés pour la protection de l’enfance, à l’association internationale des victimes de l’inceste.

« Modestement, nous avons voulu partager cet amour qui habite nos cuisines, nos recettes familiales, avec ces enfants qui en manque tant et pour lesquels la famille justement n’est plus ce lieu d’amour, d’échange et d’apprentissage. » nous confiait ma collègue, Marie-Louise Fort, Député de l’Yonne, auteur d’une proposition de loi tendant à inscrire l’inceste commis sur les mineurs dans le code pénal et à améliorer la détection et la prise en charge des victimes d’actes incestueux. Elle a été adoptée par le Parlement le 26 janvier 2010, et promulguée ce lundi 8 février 2010.

Intervention de Joëlle Ceccaldi-Raynaud lors de la conférence de presse.

Intervention de Joëlle Ceccaldi-Raynaud lors de la conférence de presse.

Pour soutenir la cause des enfants, 28 femmes politiques ont été invitées en octobre 2009, à présenter dans un petit livre intitulé « Les Elues se mettent à table » une recette de leur choix qui illustre, tantôt un souvenir d’enfance, tantôt une spécialité de leur terroir.

Pour moi, il s’agit d’une recette de tarte aux mangues. Sur l’île de Beauté, la Corse, où je passe toujours mes vacances, ma grand-mère adorée avait l’habitude de nous faire tous les dimanches une tarte avec des fruits, chaque fois différents, mais en utilisant toujours la même pâte aux petits-suisses. Cette recette est pour moi le souvenir de ma « Babonne » et le chant de la Corse.

La conférence de presse des femmes élues contre l’inceste autour de Marie-Louise Fort, auteur de la proposition de loi.

La conférence de presse des femmes élues contre l’inceste autour de Marie-Louise Fort, auteur de la proposition de loi.

Vous pouvez commander ce livre de recettes « Les élues se mettent à table » auprès des Editions /Les débats du 111 /pour 8 € en appelant le

02 43 28 32 33

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Joëlle CECCALDI – RAYNAUD et M. le Secrétaire d’Etat Laurent WAUQUIEZ

Joëlle CECCALDI-RAYNAUD, Député des Hauts-de-Seine, Maire de Puteaux et Présidente de l’EPAD, a inauguré les nouveaux locaux du campus de l’IESEG – School of Management, à La Défense le jeudi 4 février 2010 en présence de Laurent WAUQUIEZ, Secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi, de Thérèse LEBRUN, Président Recteur de l’Université Catholique de Lille, de Gérard NALPAS, Président du Conseil d’Administration de l’IESEG et de Jean-Philippe AMMEUX, Directeur Général de l’IESEG.

L’IESEG, Ecole Supérieur de Commerce et de Gestion est présente depuis septembre 2009 à la Grande Arche de La Défense. 6000 m² de locaux dans le socle de l’Arche de la Défense : 13 amphithéâtres, 10 salles de travail, 3 salles multimédia, 1 bibliothèque de 350 m² Cette ouverture répond à la demande des élèves dont près de la moitié vient de Paris et de la région parisienne. Cette implantation privilégiée au cœur de la Défense accroît la visibilité et la notoriété de l’école tout en renforçant ses liens avec les grandes entreprises.

Joëlle CECCALDI-RAYNAUD à l'inauguration de l'IESEG

Discours de Joëlle Ceccaldi-Raynaud,
Député des Hauts-de-Seine, Maire de Puteaux, Présidente de la Défense :

M. le Secrétaire d’Etat Laurent WAUQUIEZ,
Mme la Présidente de l’Université Catholique de Lille, Thérèse LEBRUN,
M. le Président de l’IESEG, Gérard NALPAS,
M. le Directeur général de l’IESEG, Jean-Philippe AMMEUX,

Je suis très honorée de présider cet événement auprès du Secrétaire d’Etat Laurent WAUQUIEZ.

La présence de l’IESEG dans la Grande Arche, au cœur de la Défense, représente une opportunité formidable.

Opportunité pour l’IESEG, car vous faites désormais partie intégrante du 1er centre d’affaires européen. La Défense, c’est 3 millions et demi de m² de bureaux, 2500 entreprises, dont quinze du Cac 40, 180 000 salariés, 20 000 habitants, un immense musée à ciel ouvert, et aussi le plus vaste Centre Commercial d’Europe : 230 000 m² de commerces (entre le CNIT, les 4 Temps et la galerie de la gare RER) et un chiffre d’affaires qui frôle le milliard d’euros !

Les étudiants de l’IESEG sont immergés dès leur arrivée dans un univers qui sera très probablement celui dans lequel ils évolueront lors de leur introduction dans le monde du travail demain.
Ici à la Défense, vous bénéficiez d’un site au potentiel exceptionnel, qui ne manquera pas d’être mis à profit par des contacts directs entre l’IESEG et tous les acteurs économiques et financiers qui vous entourent.

Votre implantation représente une grande opportunité pour la Défense elle-même. Implanter ici à la Grande Arche un campus de 6000 m², 300 étudiants aujourd’hui, 1000 étudiants demain avec aussi tout ce que cela implique en termes d’animations et de vie associative étudiante, voilà qui participe à la fertilisation humaine de ce quartier d’affaire, voilà qui participe à un projet qui me tient particulièrement à cœur : faire de la Défense un lieu de vie, un quartier de ville à part entière et pas seulement une concentration de tours.

Comme toutes les Grandes Ecoles, vous cultivez l’excellence. Vous êtes la première Ecole de Commerce post-bac. Je suis très attachée à cette égalité républicaine qui s’exprime par le concours, sur lequel repose aussi votre crédibilité internationale. Ayant été sensible à la position qu’avait exprimée la Conférence des Grandes Ecoles à laquelle vous appartenez, au sujet l’éventualité d’un quota de boursiers dans vos effectifs, j’ai interrogé le 13 janvier dernier le Ministre de l’Education Nationale Luc Chatel, lors d’une séance de questions au gouvernement.

Joëlle CECCALDI-RAYNAUD à l'inauguration de l'IESEG

Je lui ai rappelé que cette égalité des chances, à laquelle nous aspirons tous, ne devait pas remettre en cause la méritocratie à laquelle nous sommes aussi très attachés, et que des remèdes pragmatiques devaient être trouvés. Il m’a répondu que ces remèdes existent : créer des internats d’excellence, favoriser la gratuité de la présentation aux concours, telles sont les pistes qui devraient faire consensus à mon sens. Le Président de la République lui-même a déclaré le 11 janvier que cet objectif de 30% de boursiers passait par des moyens autres que l’instauration de quotas.

Votre Ecole se tourne résolument vers l’international et vous êtes ainsi les premiers à proposer un Master entièrement enseigné en anglais. Vous comptez 75% d’étrangers parmi vos professeurs permanents, tous vos cours sont donnés en anglais à partir de la 3e année et lors de la rentrée prochaine, vos étudiants auront désormais la possibilité de suivre en anglais la totalité de leur cursus !

Vous bénéficiez d’un réseau de 140 universités partenaires, dans 38 pays répartis sur les 5 continents. Parmi celles-ci figurent naturellement des universités américaines prestigieuses comme l’Université Berkeley de Californie, mais aussi des universités de pays émergents, tels que le Brésil, le Mexique, et surtout l’Inde où vous avez mis en place un programme de jumelage spécifique, ainsi qu’à Madagascar.

Votre ouverture sur le monde, et pas seulement sur le monde occidental, voilà qui me fait dire avec certitude que votre mariage avec la Défense sera un mariage heureux : le mariage d’une école visionnaire et singulière avec un quartier unique, modèle d’une conception pionnière.

Présidente de l’EPAD, mon projet se concentre autour de 3 leitmotivs : audace architecturale, développement durable et bien vivre ensemble. C’est par la réalisation de ces 3 objectifs que la Défense étendra son rayonnement international et se développera en toute harmonie. L’arrivée d’étudiants prend ici une dimension majeure avec l’IESEC, mais aussi avec l’ESSEC qui a installé au CNIT ses programmes de formation permanente pour les managers, avec Paris-Dauphine qui a transféré 500 étudiants, en attendant de déménager toute l’université, avec enfin les étudiants du Pôle Léonard de Vinci, fondé par l’ancien ministre Charles PASQUA.

Voilà qui va apporter à la Défense encore plus de richesse humaine, et faire de ce quartier un espace d’échanges entre différentes populations ! Merci à l’IESEG, à son président Gérard NALPAS, à son directeur Jean-Philippe AMMEUX. Soyez tous les Bienvenus à la Défense et faites fructifier toutes les possibilités nouvelles que vous offre ce second campus !

L’Académicien français Jean PAULHAN a dit : « l’esprit occupe à chaque instant tout l’espace dont ils dispose »… Chers étudiants de l’IESEG, occupez donc la Défense et enrichissez là de vos esprits !

Je vous remercie.

Jean-Luc ROMERO et Joëlle CECCALDI – RAYNAUD

Jean-Luc ROMERO et Joëlle CECCALDI – RAYNAUD

Sur son livre « Les voleurs de liberté »

Cher Jean-Luc,

Je suis heureuse d’accueillir un responsable politique, un responsable associatif, mais avant tout un ami. Jean-Luc nous avons siégé ensemble à a Région Ile de France, et j’avais été séduite par ton humour d’abord et ton courage ensuite.

Ce courage tu l’as démontré dans ton combat politique et personnel contre le virus du SIDA, à travers ton association « Elus locaux contre le Sida », dont je suis heureuse de faire partie.

Ce courage, tu le montres en permanence en défendant des causes qui te tiennent à cœur, en te mettant au service des autres, au service de l’autre. Preuve en est encore ton indéfectible conviction de l’innocence de Florence CASSEZ, cette Française condamnée à 60 ans de prison au Mexique, et dont tu présides le comité de soutien en France.

Preuve en est bien sûr, et c’est l’objet de ta venue, ton combat pour le droit à mourir dans la dignité, à travers l’association homonyme que tu as fondée. Nous avons tous été émus par les différentes affaires évoquées par les médias : Vincent Humbert, Chantal Soubise pour ne parler que des plus connues.

Quelles que soient les positions des uns et des autres, personne ne peut dire qu’il n’a pas été touché par ces histoires singulières, où l’émotion suscitée prend le pas sur toute tentative de réflexion rationnelle.

Pour autant les politiques doivent prendre leurs responsabilités sur de tels sujets, car c’est le devoir des élus de s’occuper, de s’impliquer pour des causes qui concernent notre société, c’est le devoir des élus de peser le pour et le contre, d’écouter l’ensemble des parties concernées et, à un moment ou un autre, de prendre une décision. Toute décision est sans doute difficile, certainement imparfaite, mais elle permet de fixer un cap, un horizon vers lequel notre société doit tendre.

Ce devoir d’élu, nous l’avons accompli en partie. La France dispose en effet d’une loi promulguée le 22 avril 2005 relative au droit des malades et à la fin de vie. Cette loi permet de mettre fin à l’acharnement thérapeutique lorsque celui-ci n’est plus supportable. Le malade se trouve alors en situation de sédation terminale : privé d’alimentation, généralement plongé dans le coma, il cesse alors de vivre naturellement.

Une autre loi a été votée à l’Assemblée en février 2009, à l’unanimité, pour que les personnes accompagnant ceux ou celles se trouvant en fin de vie obtiennent une allocation dans le cadre d’un congé d’accompagnement. Je suis heureuse que le Sénat l’ait également approuvée au tout début de cette année.

Cette proposition a fait consensus car il était temps de reconnaître l’importance de l’accompagnement des personnes en fin de vie, et le fait que le malade n’est pas seul à se trouver dans une situation de souffrance : ses proches souffrent avec lui. Cette mesure va dans le sens de notre combat cher Jean-Luc, car elle représente un pas vers l’humanisation de notre politique de santé.

Alors voilà la situation législative d’aujourd’hui. Faut-il aller encore plus loin en autorisant le suicide médicalement assisté ? C’est l’enjeu du ton livre Jean-Luc, et de notre débat d’aujourd’hui. J’ai hâte de t’entendre car tu le sais, notre amitié se double d’une grande franchise, et il se peut que nous n’ayons pas les mêmes opinions sur tout.

Mais il y a bien une valeur qui nous rassemble : celle de la dignité humaine, cette dignité que nous devons garder à l’esprit lorsque nous nous exprimons sur ces sujets, cette dignité une et indivisible qui, d’après Paul CLAUDEL, « ne comporte pas de pluriel. »

Je vous remercie

Lycéen Bachelier

Joëlle CECCALDI-RAYNAUD au Lycée Saint-James

Lycée Saint James de Neuilly-sur-Seine

Jeudi 14 janvier 2010

Mme le Proviseur,

Mme l’Adjoint au Maire Claire de LESQUIN,

Chères bachelières, chers bacheliers,

Je suis très heureuse de participer ce soir à cette remise de diplômes et je remercie Mme ZENOUDA de m’avoir invitée.

Mme ZENOUDA, nous nous connaissons depuis plusieurs années, et je me dis que c’est une chance pour ce lycée que de vous avoir à sa tête.

Moi-même ancienne élève de Saint James, j’ai toujours quelques images et souvenirs qui me reviennent quand je franchis ces grilles aujourd’hui, après les avoir tant de fois passées avec mon sac sur le dos !

En 2009, 622 322 candidats se sont inscrits au Baccalauréat. Pour ce qui concerne la filière générale, le taux de réussite a été de 88,8 %. Toutes filières confondues, ce taux est de 86%, ce qui constitue un nouveau record historique ! Pensez qu’il y a 200 ans, lors de l’instauration générale du baccalauréat sous Napoléon, les premiers bacheliers étaient seulement au nombre de 31 !

En ce qui concerne le Lycée St-James, vous êtes cette année 154  bacheliers. Vous constituez une brillante promotion puisque votre taux de réussite est de 82%. Je remarque la belle progression de votre lycée par rapport à l’année dernière, où le taux de réussite était de 76% !

Mes jeunes amis, le bac représente immanquablement une étape charnière pour la vie de chacun. A l’annonce des résultats, j’imagine que vous avez tous dû ressentir à la fois une grande fierté et un soulagement ! Je pense aussi à ce qu’ont dû éprouver vos parents, qui souvent se prennent d’angoisse pour vous à cette occasion.

Vous en avez désormais terminé avec le lycée. J’imagine que vous avez pour la plupart fait votre rentrée dans l’enseignement supérieur. Vous allez découvrir un univers dans lequel vous serez plus libres, mais aussi plus responsables : vous êtes désormais des adultes et vous allez apprendre à vous gérer de façon autonome.

Vous le savez, les réformes à engager au ministère de l’Éducation nationale sont nombreuses si nous voulons maintenir notre tradition d’excellence, et adapter notre système éducatif aux enjeux d’aujourd’hui. En tant que député de la VIe Circonscription des Hauts-de-Seine, je suis membre de la Commission des Affaires Culturelles et de l’Education, et je suis donc de près l’ensemble des politiques publiques concernant ces domaines.

En matière d’éducation, les projets du gouvernement s’organisent autour de 4 axes :
- 1er axe : une réforme de l’école primaire qui vise à diviser par trois le nombre d’élèves en situation d’échec à la sortie du CM2. L’organisation de la semaine scolaire a été adaptée, elle réserve désormais 2 heures aux élèves qui connaissent des difficultés dans chaque classe : plus d’un million d’élèves sont pris en charge, et depuis la rentrée 2008, des stages de remise à niveau sont aussi proposés pendant les vacances.

- 2e axe : réorganiser l’offre scolaire pour le secondaire. Nous devons moderniser le  fonctionnement des établissements, rendre plus lisibles les parcours éducatifs, et mieux préparer les élèves à la poursuite des études vers l’enseignement supérieur.

C’est le sens de la réforme actuelle des lycées, dont l’objectif est de valoriser les 3 filières générales (littéraire, scientifique et économiques) pour ce qu’elles sont, et de cesser avec ce grand déséquilibre au profit de la voie scientifique.

Vous avez sans doute entendu parler de la controverse au sujet de la suppression de l’Histoire Géographie comme matières obligatoires en classe de Terminale S : il vous faut savoir que cette mesure s’accompagne d’un passage de 2h30 hebdomadaires d’Histoire Géo en 1ère à 4h hebdomadaires, et que 2h par semaine en terminale seront proposées en option.

Bien entendu nous ne voulons pas supprimer les sciences humaines ou les humanités au lycée ! Au contraire nous voulons les revaloriser : ce projet va précisément dans le sens d’une meilleure lisibilité et d’une meilleure attractivité des filières, car il est absolument anormal qu’aujourd’hui la filière L ne soit plus qu’un choix par défaut pour de très nombreux élèves, et que la filière S truste la grande majorité des élèves et soit considérée comme l’unique voie d’excellence par bien des parents.
- 3e axe : mieux accompagner la scolarité des élèves. Les suivis d’orientation des élèves doivent être plus actifs du collège à l’université. Accueillir les élèves en cas de grève des enseignants, améliorer l’assistance aux élèves handicapés, cela a été mis en place car nous devons mieux assurer la continuité du service public de l’Education.
- 4e et dernier axe : la modernisation de la gestion des enseignants. Les modalités de leur recrutement et leur formation seront modifiées : cela passera par une large concertation. De plus, ils seront accompagnés en début de carrière par des enseignants expérimentés.

Ceccaldi-Raynaud accompagnée de Maire Claire de LESQUIN, adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine déléguée à la Vie Scolaire

Ceccaldi-Raynaud accompagnée de Marie-Claire de LESQUIN, adjoint au Maire de Neuilly-sur-Seine déléguée à la Vie Scolaire

Vous voilà déjà sortis du lycée, ce que je viens d’exposer concerne donc avant tout les élèves qui vous feront suite. Mais ceux d’entre vous qui ont intégré l’Université l’ont fait là aussi à un moment charnière, où l’Université française est à la croisée des chemins. Autonomie, égalité des chances, logements, recherche, concurrence avec les grandes écoles et universités internationales : tels sont les défis que doit relever l’Enseignement Supérieur du XXIe siècle !

« On se lasse de tout sauf d’apprendre » disait VIRGILE. Vous ne devez donc pas relâcher vos efforts, bien au contraire. Le but de toute étude supérieure, c’est de transformer votre savoir en savoir-faire. Et les statistiques sont sans surprises : d’après l’INSEE, 25% des jeunes sortis des études sont à un haut niveau de diplôme (de la licence au doctorat). Et ces 25% forment 85% des professions dites supérieures (cadres, professions libérales, chefs d’entreprises).

Dans le passé réussir son baccalauréat, c’était s’ouvrir en grand la porte du monde du travail. Aujourd’hui si le Bac est toujours absolument nécessaire pour s’insérer professionnellement, comme vous le constatez il n’est maintenant plus suffisant. Le Bac n’est plus un aboutissement, il est le premier de toute une suite de diplômes que vous allez acquérir!

Mes jeunes amis, les premiers baccalauréats remontent en France au XIIIe siècle avec l’apparition de l’Université de Paris. Songez donc que 7 siècles vous contemplent !

Je vous souhaite de multiplier les expériences et de rester en quête de nouveaux défis, que ce soit dans vos études ou dans vos carrières. Vous serez en cela fidèle à ce précepte de BOSSUET : « les vraies études sont celles qui apprennent les choses à la vie humaine. »

Félicitations encore, et bonne et heureuse année à vous tous !

Je vous remercie.


Mme la Présidente de l’Association Charles de Gaulle, Chers Amis de l’UMP,

Le plaisir avec lequel je vous retrouve est empreint d’une grande tristesse, suite au coup de tonnerre qui a sonné hier. La famille gaulliste à laquelle nous appartenons est en deuil. Nous avons perdu un des nôtres, une personnalité des plus brillantes, une figure des plus attachantes.

Philippe SEGUIN avait seulement 66 ans. Il était le Premier Président de la Cour des Comptes, après avoir été pendant 4 ans Président de l’Assemblée Nationale, de 1993 à 1997. C’est une grande perte pour la République, une perte pour la vie politique…

Reconnu par tous comme un gaulliste social et un grand républicain, passionné de la France, Philippe SEGUIN a gardé à l’esprit toute sa vie durant ces mots que son père, l’aspirant Robert Seguin du 4e régiment de tirailleurs tunisiens, avait griffonnés sur un carnet à son intention avant de trouver la mort en septembre 1944 : « Adieu mon fils, sois un homme honnête, loyal et courageux. » Oui il l’a été certes, qu’il repose en paix maintenant…Il a été un exemple pour nous tous…

Nous nous réunissons au nom de ces convictions et de ces valeurs que nous partageons tous, incarnées par le Général de Gaulle en premier lieu, prend ainsi une dimension particulière, et je vous remercie d’autant plus de votre présence.

Défendre le combat du chef de la Résistance, l’héritage du fondateur de la Ve République, témoigner de son œuvre et de ses idées, transmettre sa mémoire aux plus jeunes générations, voilà une des plus nobles missions dévolue à une association de notre ville.

Mais pour que cette figure reste vivante et porteuse de sens, c’est à nous les politiques de servir notre pays avec la même idée de la France que le Général de Gaulle se faisait. C’est pourquoi j’ai voulu vous réunir ce soir, militants politiques et acteurs associatifs, car vos rôles sont complémentaires.

Que s’est-il passé durant cette année 2009 ? A l’Assemblée les parlementaires UMP ont travaillé sans relâche. 119 lois ont été adoptées pour améliorer la vie des Français depuis l’élection de Nicolas SARKOZY.

« Travailler plus pour gagner plus » était au cœur du projet présidentiel : là où la gauche avait voulu diviser le travail avec les 35 heures, nous à l’UMP nous le multiplions ! Nous avons restauré la liberté de travailler en augmentant le contingent d’heures supplémentaires.

Depuis le 1er janvier 2009, un nouveau statut d’auto entrepreneur a vu le jour : ce statut permet à chaque Français sans exception de créer son entreprise en complément de son salaire, de son traitement ou de sa retraite. 300 000 c’est le nombre de création d’auto entreprises en France en 2009 !

Nous avons également fait de la santé et de la solidarité nos priorités, avec l’élaboration de 2 plans sur 2 sujets majeurs :

- le Plan ALZHEIMER 2008-2012 propose 44 mesures autour de 3 axes : améliorer la qualité de vie des malades et de ceux qui les aident, soutenir la recherche, et mobiliser le grand public pour faire de cette maladie un enjeu de société.

- le Plan de développement des soins palliatifs (2008-2012) est lui aussi décliné autour de 3 axes phares : développer l’offre hospitalière, élaborer une politique de formation et de recherche, et améliorer l’accompagnement offert aux proches. Je précise qu’à l’Hôpital de Puteaux, 10 lits sont réservés au service de soins palliatifs.

La sécurité, première des libertés, nous a aussi beaucoup occupés ! 21 millions d’euros ont été accordés par l’Etat cette année aux villes pour la mise en place de systèmes de vidéosurveillance modernes et efficaces.

Enfin en matière de transports, le service minimum a enfin été mis en place. A l’UMP notre marque de fabrique est la suivante : 100% de liberté de débat et de proposition mais aussi 100% de loyauté au Président de la République !

Sur le plan local, Pascal CAUMONT, notre délégué de ville, a décidé de démissionner de son poste. Je vous proposerai à la prochaine réunion de section non pas de désigner un nouveau délégué seul mais une équipe de 6 personnes pour faire fonctionner notre section jusqu’aux élections cantonales sous la direction de Marie-Anne de LESPINAY.

Nous nous retrouverons donc en février pour la réunion de section mais avant cela comme à l’accoutumée nous fêterons les rois à l’Hôtel de Ville le 16 janvier.

Je voudrais revenir à nos amis de l’Association Charles de Gaulle, et souligner qu’à la noblesse de leur mission s’ajoute le dynamisme de leur action : vous êtes près de 400 adhérents, et comme d’habitude le programme de votre année 2009 était riche en histoire et en mémoire.

Je tiens à rendre hommage à Mme MANSAT. Vous avez fidèlement pris le relais de votre mari, malheureusement décédé, à la tête de l’association. Votre dynamisme et votre enthousiasme sont intacts. « Le talent est un titre de responsabilité », avait dit le Général : on peut alors dire que vos responsabilités sont grandes ! Merci pour votre dévouement !

Tous les ans vous vous rendez en pèlerinage à Colombey-les-deux-églises aux alentours du 18 juin, au point que la dernière fois la guide chargée de la visite vous a félicité d’être l’association la plus fidèle et une des rares à revenir chaque année !

J’ai eu le grand honneur de commémorer avec vous le 9 novembre dernier la mort du Général. Cela faisait des années que vous étiez seul à cette cérémonie du souvenir, que vous étiez seul à tenir ce flambeau. Il était temps que la municipalité soit à vos côtés pour cette cérémonie, face à notre Croix de Lorraine locale !

Le 13 novembre, vous avez visité le Mémorial LECLERC et de la Libération de Paris, ainsi que le musée Jean MOULIN, implantés à Montparnasse. Ce lieu était en effet à la fois le lieu du poste de commandement du général Leclerc lorsqu’il est arrivé à Paris, et le quartier de prédilection de Jean MOULIN, qui était un grand amateur d’art.

Vous avez eu ainsi l’occasion de vous voir retracer les actions et la vie de ces deux grands personnages de l’histoire. « Je ne savais pas que c’était si simple de faire son devoir quand on est en danger », a écrit Jean Moulin : voilà un de ces héros de l’histoire dont nous ne pouvons mesurer l’importance de son sacrifice et de ce que nous lui devons. En effet, la liberté ne se mesure pas car elle n’a pas de prix. Pour cette année, c’est à Verdun que vous avez prévu de vous rendre au printemps.

En cette année 2010, c’est un triple anniversaire que nous allons célébrer en hommage au Général de Gaulle.

- D’abord les 70 ans de l’appel du 18 juin. Nous n’oublierons jamais qu’à un moment à Londres, alors que la France s’égarait dans son histoire, un Français s’est levé et l’a ramenée sur le chemin de l’honneur, de l’humanisme et de la victoire !

- Ensuite les 40 ans de sa mort le 9 novembre.

- Enfin le 22 novembre les 120 ans de sa naissance. La famille de Gaulle vivait à Paris, mais Mme de Gaulle se rendit à Lille pour mettre son fils au monde, conformément à la tradition de sa famille qui était originaire de la région.

Comme vous le constatez, cette année 2010 sera placée sous le signe du Général. Nous avons prévu d’organiser une grande exposition à Puteaux en son honneur, et un colloque sur sa vie, son œuvre, son héritage, en quoi ils ont perduré et perdureront encore. Nous devons bien cela à celui qui a sauvé la France du chaos à 2 reprises, à celui qui a porté de tout son poids le destin de notre peuple, à celui qui nous a d’abord permis de détruire l’horreur avant de construire notre bonheur.

2010 sera une nouvelle année de mobilisation, avec les élections régionales les 14 et 21 mars prochains. Dans 3 mois vous serez appelés aux urnes. En Ile de France, la majorité présidentielle sera unie autour de Valérie PECRESSE. Alors que la gauche est absorbée par ses divisions, que le Modem sur ses calculs politiciens, la majorité présidentielle incarne ces élections sous l’égide de la modernité, de la démocratie et du rassemblement !

Soyons sûrs de nous-mêmes et allons jusqu’au bout de nos idées. Nicolas SARKOZY nous a indiqué lui-même qu’il n’était pas homme à céder devant les difficultés : comme l’a dit le Général de GAULLE, « les plus grands principes du monde ne valent que par l’action. » Alors agissons !

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2010! Je vous remercie…

Joëlle CECCALDI-RAYNAUD au CNIT

Joëlle CECCALDI-RAYNAUD au CNIT

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les élus,

Mesdames et Messieurs les Présidents,

Mesdames et Messieurs les Directeurs,

Chers Amis,

Je suis heureuse de participer à cette inauguration d’un CNIT nouveau, d’un CNIT du renouveau.

Le CNIT c’est d’abord un monument pionnier : élevé sur le terrain des anciennes usines Zodiac, c’est le tout premier bâtiment de ce qui est devenu par la suite le centre d’affaires de la Défense. Inauguré le 12 septembre 1958 par le Président René COTY, aux dernières heures de la IVe République, nous en avons fêté les 50 ans l’an dernier. Mais c’est la venue ce même jour du Général DE GAULLE qui est restée dans les mémoires, curieux de découvrir cette œuvre au sujet de laquelle André MALRAUX effectivement lui avait dit : « Depuis les grandes cathédrales, on n’a rien fait de semblable ! »

Vous avez eu raison, M. le Président Poitrinal, de rappeler que l’initiative de ce qui s’appelait à l’époque le Centre National des Industries et Techniques ne venait pas de l’Etat, mais émanait de la volonté tenace de cet homme, Emmanuel POUVREAU. Il a donc porté ce projet privé au début des années 50, et je tiens à préciser qu’alors l’EPAD n’existait pas encore : le décret de création de l’EPAD date en effet seulement du 9 septembre 1958, soit 3 jours avant l’inauguration du CNIT.

A cette particularité originelle du CNIT, correspond une particularité architecturale : dessiné par les architectes Jean de MAILLY, Bernard ZEHRFUSS et Robert CAMELOT, tous 3 prix de Rome, ce bâtiment a une forme exceptionnelle du fait de sa dominante horizontale et grâce à sa grande voûte en forme de triangle équilatéral. L’exploit technique de sa réalisation rappelle le génie de l’architecte de la Renaissance Filippo BRUNELLESCHI, qui a inventé la perspective et conçu la coupole du Dôme de Florence : jusqu’au dernier moment, personne ne savait si l’édifice tiendrait ! Le CNIT est incontestablement un des fleurons de notre patrimoine architectural moderne.

Mais le développement accéléré du quartier de la Défense a peu à peu noyé le CNIT au milieu des tours, et l’a même enterré sous la dalle. A ce titre  je me réjouis de la volonté affichée des architectes de faire un peu retrouver au CNIT son niveau historique, en ayant proposé de casser la dalle sur une quinzaine de mètres. Vous avez également tenu à ce que la lumière entre plus facilement dans le bâtiment. Il était temps en effet de redonner tout son rayonnement à cet espace qui entre-temps a été rebaptisé en 1988 «Centre des Nouvelles Industries et Technologies».

Mais au-delà de cette réhabilitation extérieure, c’est cette volonté affichée de faire du CNIT un lieu de vie qui m’a pleinement convaincue de l’opportunité que cela représentait. 19 nouveaux commerces ont fait leur arrivée, avec des noms importants comme Décathlon, que j’ai eu le plaisir d’inaugurer il y a un mois, Monoprix, Habitat, Marionnaud… La FNAC quant à elle gagne un niveau supplémentaire.

Mais à côté de ces magasins connus, je vous invite également à découvrir des enseignes originales comme « Arteum », qui vous présentera un ensemble cohérent d’œuvres d’art et de reproductions : leur devise « l’art est à vous » incite à la curiosité ! Quant à l’offre de restauration, elle s’enrichit d’une enseigne rapide privilégiant le bio et les produits frais, ainsi que d’un restaurant de sushis !

Ces nouveautés ne pourront que profiter aux usagers de la Défense, que ce soit ceux qui y vivent ou ceux qui y travaillent. Le souci d’apporter un service concret et efficace s’est aussi matérialisé dans la création d’une connexion directe entre le CNIT et la gare de Métro-RER de la Défense.

Diversité et horizontalité, ce sont peut-être ces 2 termes qui vont caractériser le nouveau CNIT : la diversité des activités proposées (commerces, restauration, salons et expositions, bureaux) et l’horizontalité de la structure vont créer un espace de rencontres, d’échanges qui vont multiplier les énergies.

Je tiens à saluer la vision et la volonté de Guillaume POITRINAL : vous être entré en 1995 à Unibail, vous avez monté progressivement les échelons et avez accédé à la présidence en 2006. Rénover le CNIT en faisant preuve de modernité, mais en respectant l’œuvre d’origine, était un défi osé. « Passer à la modernité sans piétiner notre authenticité », préconisait Léopold SEDAR-SENGHOR : ce défi vous l’avez relevé et je vous en félicite chaleureusement.

Avec ce nouveau CNIT, mais avec aussi l’immense centre commercial des Quatre Temps, la Défense possède le plus vaste espace commercial d’Europe : 170 000 m², 50 millions de visiteurs l’année dernière… Cela frôle le milliard d’euros de chiffre d’affaires ! Il est donc grand temps de faire de ce quartier un véritable lieu de vie et plus uniquement de travail : son classement en «zone touristique» obtenu en janvier dernier constitue une opportunité à saisir en ce sens, pour donner une nouvelle image.

Le CNIT et les Quatre Temps encadrent la Grande Arche, dont nous fêtons aussi les 20 ans, et l’esplanade. Je crois en la complémentarité de nos 2 centres : la FNAC d’un côté, Virgin Mégastore de l’autre, à Monoprix répond Auchan, Décathlon ici, Go Sport là-bas ! Les consommateurs seront libres de faire jouer la concurrence entre les différentes marques au sein des 2 centres, au bénéfice de leur pouvoir d’achat!

Une réhabilitation en surface, une extension en profondeur, un meilleur accès, plus de commerces et de services, voilà ce que signifiera pour les habitants le nouveau CNIT ! En tant que Maire du territoire où ce monument moderne est implanté, je ne peux qu’être fière de cette belle réalisation qui me semble à la fois harmonieuse et novatrice !

Cher Président Poitrinal, avec cette inauguration aujourd’hui, et la belle rénovation des Quatre Temps que vous avez menée à bien l’an dernier, on peut dire qu’Unibail-Rodamco façonne avec succès le nouveau visage de la Défense, qui se veut plus humain.

Je me souviens que lorsque j’étais petite, je regardais avec des yeux émerveillés ces robots, ces machines énormes qui s’étendaient à perte de vue lors des salons de l’électroménager qui se tenaient au CNIT : ce lieu était pour moi empreint de magie par tous les objets extraordinaires qu’il contenait. C’est cette magie que je ressens à nouveau aujourd’hui en contemplant ce fier navire restauré, et c’est de cette magie que nous sommes maintenant tous les dépositaires !

Sam LUBELL, journaliste directeur de The Architect’s Newspaper, a comparé le CNIT à « un poisson avec des nageoires en forme d’aile.» Pour l’ingénieur Matthew WELLS, il s’agit plutôt d’une « vague légère » : mais maintenant, plus que jamais avec cette rénovation, le CNIT a refait surface !!!

Je vous remercie de votre attention.